Investis intelligemment : Profite de la véritable niche fiscale du Canada pour gagner de l’argent facilement !

Quand on parle d’investissement au Canada, deux comptes se démarquent directement : Le CELI et le REER. Tu vas voir, ce sont de véritables perles rares qui te permettront de faire des économies d’impôts et de faire travailler ton argent à ta place. On est loin du modèle timide français, à ce niveau-là de niche fiscale, tu vas vite comprendre pourquoi la bourse est aussi populaire au Canada.

Dans cet article, nous allons explorer les avantages de ces comptes d’investissement canadiens et les différences clés entre ces véhicules d’investissement et leurs équivalents français. Que tu sois un nouvel arrivant au Canada ou un investisseur chevronné, comprendre ces différences te permettra de prendre des décisions financières éclairées et de faire fructifier ton argent.

Dans les deux cas, ce sont des comptes permettant de s’exposer au marché financier.

À la différence d’un compte épargne, ici ton argent n’est donc pas garanti et suit les risques du marché : Actions, Obligations ou fonds communs de placement (FCPI). Pour nous, surtout: des Fonds négociés en bourse (FNB), plus connus pour les Français sous leur acronyme anglais : les ETF.

On y reviendra dans un article dédié, mais le concept c’est qu’un peu de risque te permet a priori plus de gain.

Commençons par le CELI (ou TFSA en anglais)

Ce compte d’investissement est super apprécié au Canada pour ses avantages fiscaux. C’est un peu comme le Plan d’Épargne en Actions (PEA) français, mais en encore mieux. Les dépôts que tu fais dans ton CELI sont déjà imposés, donc tu n’auras pas à payer d’impôts sur les retraits que tu feras plus tard. C’est un vrai paradis fiscal à toi tout seul ! Et le plus beau dans tout ça: tu pourras réinvestir tes gains sans payer d’impôts.

Le CELI en bref :

  • L’avantage est disponible dès la création du compte : pas d’histoire de 5 ans comme pour le PEA.
  • Libre d’impôt, vraiment, oui, sans rien d’autre à prendre en compte. Pas de prélèvements sociaux comme pour le PEA, on a donc un avantage de 17,5 % de moins comparé à un PEA de plus de 5 ans, et cela monte à 30 % pour un PEA inférieur à 5 ans.
  • Limité (ben oui quand même) à 6500 $CAD pour 2023

Le bonus :

L’autre avantage, c’est le réinvestissement possible des bénéfices et de la sortie à 0 impôts, 0 prélèvement. Il devient possible de bâtir une stratégie d’investissement sur des actions à dividendes sans venir se faire imposer chaque dividende ! D’ordinaire, les impôts grignotent les marges de ces stratégies. Ici, c’est bien tout le dividende qu’on peut soit toucher, soit réinvestir directement. On en reparlera, mais à mon avis les stratégies sur des indices comme le S&P 500 Dividend Aristocrats, sont un peu pipeau dans un univers fiscal non nul = Ici, on pourra s’y intéresser beaucoup plus.

Maintenant, parlons du REER (RRSP en anglais)

Le Régime enregistré d’épargne-retraite est conçu normalement pour un objectif de rente à la retraite, on pourrait le comparer à une sorte d’assurance vie (dans le but, moins dans la forme).

Même s’il on parle d’épargne retraite, il a un super avantage court terme :

Les contributions que tu effectues dans ce compte sont déductibles d’impôt, ce qui signifie que tu bénéficies d’une réduction d’impôt immédiate.

Si tu places 1000 $ dans ton REER, alors ton revenu imposable est réduit de 1000 $ !

La contrepartie: Le montant investi ainsi que les bénéfices éventuels seront imposés lors de leurs sorties du REER comme un revenu imposable. Ne t’inquiète pas, le concept, c’est que à la retraite, ton salaire ne sera plus là, donc tes impôts seront moins élevés qu’aujourd’hui. En plus, cela te permet de profiter des intérêts composés tout de suite !

Le REER en bref :

  • Un crédit d’impôt à l’entrée : si tu places 1000 $, tu déclares 1000 $ de moins pour les impôts.
  • On profite de l’effet boule de neige : car si on investit 1000 $, c’est dans l’optique de les faire fructifier.
  • Imposition à la sortie (et c’est une bonne nouvelle)
  • Limité (oui, encore) à ~18 % de vos gains déclarés au Canada l’année dernière avec un maximum à 30 780 $ en 2023

Pourquoi on aime autant :

Si tu prévois de rester au Canada jusqu’à ta retraite, c’est le compte idéal pour économiser intelligemment tout en réduisant tes impôts tout de suite. Si en France, on nous dit souvent que la retraite n’est pas sûre… Au Canada, il est encore plus nécessaire de se la faire soi-même !

Pour un immigrant qui ne sait pas s’il restera toute sa carrière/retraite au Canada, aucun problème. Une sortie anticipée est possible à la condition d’avoir décidé de ne plus revenir au Canada (il ne faut plus en être résident fiscal au Canada depuis 2 ans). À ce moment-là, la sortie est imposée à 25 %.

  • De l’argent gratuit, puisque la tranche d’imposition la plus basse au Québec est déjà de 27,5 %. En ressortant à 25 %, si on ignore la fluctuation du marché (qu’on pense positive si choisi de s’exposer au marché), on dégage 2,5 % de marge !
  • Si on s’attarde sur les autres tranches d’imposition très bien expliquées ici, on voit qu’avec un salaire entre 50k et 92k $CAD, c’est un impôt de 37,12 % qu’on transforme à la sortie en un impôt maximal de 25 % (la fameuse flat taxe). 12 % de marge ! Pouvant aller jusqu’à un différentiel d’impôt de 28,31 %.

Attention tout de même à l’imposition du pays où tu seras à ce moment-là pour ne pas faire disparaître ce super coup de pouce canadien. L’avantage, c’est que tu peux fermer ton REER « après 2 ans », donc à toi de décider quand sera le meilleur moment !

CELI, REER contre PEA et Assurance vie

On comprend ici tout de suite la différence fondamentale dans la culture d’investissement entre la France qui investit traditionnellement dans la pierre, et le Canada avec ses véhicules d’investissement qui ressemblent à nos PEA ou Assurance vie sous stéroïdes.

Une véritable aubaine pour toi et moi, investisseurs en quête de liberté financière.

Tu te demandes sûrement où commencer pour ouvrir ces comptes d’investissement ? Pas de souci, il te suffit de passer par un courtier qui te permettra de gérer ton CELI et ton REER. Les banques traditionnelles comme RBC, TD ou Scotia Bank proposent ce service, mais avec souvent beaucoup de frais.

Moi je te recommande plutôt de te tourner vers les nouveaux acteurs du marché, comme Wealthsimple, Questrade ou encore Interactive Brooker. Ces courtiers en ligne cassent les codes et les frais des banques traditionnelles.

J’ai personnellement choisi Wealthsimple, car c’est l’endroit ou il y a le moins de frais. Je te conseil ce courtier (brooker) pour maximiser tes revenues.

En plus, l’application est, je trouve, plus poussée et simplifiée. J’y ai ouvert mon CELI, mon REER mais aussi mon compte titre pour investir depuis le Canada.

Sur Wealthsimple, avec le code W5M3SQ, tu gagneras 10 $ et moi aussi après avoir acheté ta première action.

(Nota : pour les résidents hors Québec, le bonus peut être de 5 à 3000 $ ! Mais ce type de gain en loterie est illégal au Québec)

Évidemment, double check et vérifies !

Avant de prendre toutes tes décisions, n’oublie pas de faire tes recherches et de consulter le site de l’Agence du revenu du Canada pour t’assurer de tes droits de cotisation et des montants plafonds, attention aux amendes si tu dépasses les plafonds du gouvernement !

Alors, prêt à investir intelligemment et à exploiter cette véritable niche fiscale qu’est le Canada ? Profite de cette opportunité d’améliorer tes finances dès maintenant. On se retrouve très bientôt pour parler plus en détails des ETF et des stratégies d’investissement pour maximiser tes rendements. À très vite !

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